lundi 13 juin 2016

Comment garder une connexion SSH active sous Linux ?

L’un des problèmes quand on travaillent fréquemment avec le SSH est que ce dernier vous déconnectera après une certaine période. Il n’y a rien de plus frustrant que de faire autre chose pendant que la connexion SSH est ouverte et de s’aperçevoir par la suite qu’on a été déconnecté.

Garder une connexion SSH active en permanence sous Linux

Pour garder une connexion active SSH sous Linux, ouvrez un terminal et ouvrez le fichier suivant :
sudo nano /etc/ssh/ssh_config
Ensuite, ajoutez la ligne suivante à la fin du fichier :
ServerAliveInterval 60
Cette option envoit un paquet de type Null au serveur après 60 secondes d’inactivité pour que la connexion SSH reste active. Vous pouvez faire des tests avec la valeur en augmentant ou en baissant la durée, mais une valeur de 60 secondes est un bon point de départ.

Garder la connexion SSH active pour chaque utilisateur

Si vous ne possédez pas d’accès root au système ou que vous voulez juste activer cette option pour votre compte personnel, vous pouvez modifier le fichier /.ssh/config au lieu du précédent.
sudo nano ~/.ssh/config
Si le fichier n’existe pas encore, cette commande va le créer.
Dans le fichier, ajoutez la ligne suivante :
Host *
 ServerAliveInterval 60
Tapez la combinaison de touches Ctrl+o pour enregistrer les changements et Ctrl + X pour quitter l’éditeur Nano.
Finalement, vous devez redémarrer le serveur SSH avec la commande :
sudo service ssh restart
Et c’est tout ! Désormais, votre connexion SSH restera active en permanence.

Installer des paquets RPM dans Ubuntu

La gestion des paquets sous Linux peut devenir un cauchemar à cause de l’incompatibilité entre les différentes distributions. Les paquets rpm (basé sur RedHat) etdbm (basé sur Debian) sont les plus populaires et théoriquement, on ne peut pas installer un paquet rpm dans Ubuntu, sauf si on suit les étapes suivantes.

De nombreuses applications sont disponibles dans des paquets dbm ou rpm, mais il arrive qu’un programme ne soit pas disponible dans les deux versions et donc, nous avons besoin de le convertir avant de pouvoir l’installer. En premier lieu, nous avons besoin de télécharger et installer l’utilitaire ALIEN qui permet de convertir des paquets Linux.

ALIEN permet de convertir des paquets rpmdpkgstampede slp et slackware. Par exemple, votre programme favori est disponible dans RedHaT, mais vous voulez le tester dans Ubuntu et donc, vous pouvez utiliser ALIEN pour convertir ce paquet. L’avantage est qu’il se charge de la conversion, mais également de son installation. Ouvrez le terminal et tapez la commande suivante pour installer ALIEN dans Ubuntu :

sudo apt-get install alien


Cette commande nécessite le mot de passe root et donc, entrez-le à l’invite. Ensuite, il affichera un écran et vous devez répondre par Oui ou Non (y) (n).


Ensuite, on finit l’installation :



  • Premièrement, on va convertir un paquet rpm en deb du plugin Google Voice et Videochat (juste comme exemple). Une fois que vous avez téléchargé ce paquet, copiez-le sur votre bureau et tapez la commande suivante dans le terminal :
sudo alien -k --scripts nomdefichier.rpm


  • Un fichier deb sera généré sur le bureau que nous pourrons utiliser pour l’installation.



Ensuite, on va convertir un paquet deb en rpm :


  • Copiez le fichier deb sur le bureau (prenez un autre fichier que notre précédent exemple) et tapez la commande suivante :
sudo alien -r nomdefichier.deb


Le fichier rpm sera généré sur le bureau et on pourra l’utiliser pour l’installation. Maintenant, vous pourrez installer tous les paquets Linux imaginables sur votre distribution Linux préférée !

Récupérer les données d’un disque dur défectueux avec SystemRescue

Linux possède de nombreux utilitaires pour restaurer des disques durs ou pour récupérer des données. L’un des meilleurs est SystemRescue qui est fourni avec la distribution Linux Gentoo. Cependant, le problème des distributions Linux amorçables est qu’elles sont très lentes sans compter qu’on n’a pas toujours accès au lecteur CD/DVD. C’est pourquoi, SystemRescue est également disponible dans une version autonome qu’on installera sur une clé USB. Il suffit ensuite de configurer le BIOS pour que cette clé USB démarre en premier et SystemRescue vous proposera de nombreuses options pour récupérer vos données. L’un des avantages de SystemRescue est qu’il n’est pas dépendant d’un système de fichier et donc, vous pouvez récupérer vos données sur un disque sous Windows, Linux, Mac ou Unix.

Créer une clé USB amorçable de SystemRescue

On a mentionné que vous devrez configurer le BIOS pour démarrer la clé USB en premier, mais ce n’est pas nécessaire sur certaines machines. En effet, ces dernières possèdent un menu qu’on peut accéder en tapant la touche F au démarrage qui vous permettra de choisir entre différents médias de démarrage. Notez que la clé USB doit être branchée avant de démarrer la machine pour que le BIOS puisse la détecter.
En premier lieu, téléchargez l’image ISO de SystemRescue. Ensuite, créez un répertoire temporaire et montez l’image sur la clé USB avec la commande suivante :

mkdir temp/
sudo mount -o loop,exec systemrescuecd-x86-2.3.1.iso temp/

Cette image contient un script qui automatisera la plupart des tâches et c’est pourquoi, on doit utiliser l’option exec dans notre commande. Ensuite, lancez le scriptusb_inst.sh qui se trouve sur la clé USB (cette dernière ne doit pas être montée).

sudo bash ./usb_inst.sh

Vous pouvez taper cette commande à partir d’un terminal X ou d’une console et hop ! Le logiciel SystemRescue sera opérationel. Par défaut, SystemRescuedémarre en mode console, mais vous pouvez utiliser l’environnement XFCE en tapant wizard à l’invite. Vous aurez automatiquement les privilèges de root et donc, faites attention à ce que vous faites.

Ajouter une partition à SystemRescue

Vous pouvez copier les fichiers de votre répertoire home sur la clé de SystemRescue pour faire une sauvegarde. Le problème est que SystemRescue utilisera toute la partition et nous avons besoin d’en créer une pour mettre les données. Le truc est que SystemRescue ne vous permet de créer une telle partition et donc, on doit le faire avant de monter la clé USB. Ainsi, installez le SystemRescue sur la clé USB et branchez-la dans l’ordinateur, mais ne la montez pas encore. Utilisez ensuite un logiciel tel que Gparted pour créer une partition sur l’espace disponible.

Maintenant, nous pouvons démarrer SystemRescue et il ne montera plus automatiquement les systèmes de fichier dans la partition principale de la clé USB. La documentation de SytemRescue explique qu’on doit toujours créer des sous-répertoires dans /mnt et on ne doit rien monter sur /mnt. Aussi, lancez la commandefdisk -l pour lister les noms de blocs de périphériques et lancez les commandes suivantes (avec vos propres noms de répertoire bien sûr) :

mkdir /mnt/sdb2
mount /dev/sdb2 /mnt/sdb2

Assurez-vous de faire cette manipulation sur la seconde partition de votre clé USB et non sur votre disque dur.

Récupérer les données d’un disque dur défectueux

Il arrive parfois qu’on doive récupérer des données sur un CD/DVD ou un disque dur défectueux et dans ce cas, je recommande l’excellent GNU ddrescue. Ce dernier est inclut par défaut dans l’image ISO de SystemREscue. On doit préciser qu’il existe deux versions de GNU ddrescueDD Rescue qui est conçu parAntonio Diae est l’un des meilleurs et c’est celui qui est fournit avec SystemRescue. Il y a également GNU_ddrescue par Kurt Garloff qui est également intéressant, mais il est plus lent que le premier et il ne possède pas autant de fonctionnalités.

Pour nous compliquer encore la vie, la distribution Debian utilise ses propres appellations pour cet utilitaire. Ainsi, ddrescue est connu comme gddrescue etdd_rescue est connu comme ddrescue. Afin de les différencier, on doit savoir que gddrescue est situé dans le répertoire /sbin/ddrescue tandis que ddrescue se trouve dans /bin/dd_rescue. Tout cela n’a aucune importance si vous utilisez uniquement SystemRescue, car ce dernier utilise les noms d’origine de ces utilitaires.

GNU ddrescue est l’un des meilleurs utilitaires pour récupérer des données sur un disque dur défectuux, car il copie les fichiers au niveau des blocs et il ne s’occupe pas du système de fichier. Cette fonctionnalité ressemble à l’utilitaire dd et c’est vrai qu’il s’en inspire, mais l’inconvénient de ce dernier est qu’il ne fonctionne que sur des disques durs sains et il s’arrête quand il rencontre une erreur. De plus, il lit le média en mode séquentiel ce qui est très lent et s’il y a beaucoup de blocs défectueux, alors il ne pourra jamais terminer complètement l’analyse.

GNU ddrescue va automatiser toutes les tâches, ainsi il copiera les blocs sains tout en marquant les blocs défecteux. De plus, il crée un fichier log qui indique quelles sont les données qui ont étés récupérées. Et c’est important, car chaque démarrage d’un disque défecteux augmente la perte de donnée et donc, il est préférable d’utiliser ddrescue le plus rapidement possible et de créer un fichier log par la même occasion. Le fichier log est également utilisé par ddrescue pour connaitre les blocs qu’il a déjà analysé. Par exemple, vous lancez l’analyse et vous la stoppez pendant un moment. Si vous avez un fichier log, alors ddrescue pourra reprendre l’analyse à l’emplacement de la pause.

Si vous utilisez ddrescue pour recupérer des données d’un disque dur défectueux, la première chose est de copier l’intégralité du disque dur dans la mesure du possible. C’est ensuite seulement que vous devez faire des opérations de restauration et de vérification sur les fichiers copiés. Une règle d’or dans la récupération de données est de solliciter le moins possible le disque dur défectueux.

Vous aurez besoin d’un disque sain pour stocker les données que vous avez pu récupérer. De préférence, choisissez un périphérique USB tels qu’un disque dur externe, une carte mémoire ou une autre clé USB de grande capacité. Evidemment, un second disque dur peut être une solution, notamment si votre système supporte la norme eSATA. Ce second disque doit posséder une taille de 50 % supérieure à celui que vous êtes en train de restaurer. De même, vous ne devez pas monter le disque dur et vous pouvez le faire avec la commande :

ddrescue /dev/sda1 /dev/sdb1 logfile

Dans cet exemple, /dev/sda1 est la partition du disque dur défectueux et les données et le fichier log seront écrits dans /dev/sdb1. Notez que cette étape va écraser toutes les données existantes de /dev/sdb1. Pour récupérer les données de tout le disque défectueux, utilisez la commande :

ddrescue /dev/sda /dev/sdb logfile

Notez que si le disque dur possède plusieurs partitions et que la table des partitions est endommagée, vous devrez recréez cette dernière sur le disque dur de secours. C’est pourquoi, il est préférable de copier une partition à la fois.

ddrescue -r5 /dev/sda2 /dev/sdb1 logfile

Vous pouvez configurer ddrescue pour qu’il effectue plusieurs analyses (multipass) avec l’option -r (+ le nombre d’analyses). Dans certains cas, cette option permet de récupérer davantage de données, mais on recommande de ne pas dépasser plus de 5 tentatives analyse.

Si vous avez de la chance, ddrescue peut faire des miracles sur les CD et DVD défectueux. La première commande ci-dessous copie le disque et la seconde le transfère sur un disque vierge.

ddrescue -n -b2048 /media/cdrom image logfile

Evidemment, vous pouvez nommer le fichier image comme bon vous semble. Cet article parle uniquement des options de base du logiciel GNU ddrescue et je recommande de consulter sa documentation pour exploiter toutes ses possibilités.

La distribution Linux Gentoo, l’avantage d’une personnalisation inégalée !

Gentoo est une distribution Linux qui devient de plus en plus populaire grâce à sa souplesse et le fait est qu’elle exploite parfaitement la machine de l’utilisateur. Gentoo est la version pratique de Linux From Scratch dans la mesure où tout est compîlé à partir du code source. En effet, Linux From Scratch est un livre qui vous guide pour créer un système à partir de rien et Gentoo vous permet de bénéficier d’un système déjà prêt même si cela implique que vous devrez compiler les paquets à partir du code source.
L’une des principales différences de Gentoo avec les autres distributions est que les logiciels sont compilés en tenant compte de la puissance du processeur contrairement aux distributions Linux généralistes qui utilisent des instructions standards pour qu’elles puissent fonctionner sur de nombreuses types de machines. L’exploitation optimale du processeur vous permet d’effectuer des tâches qui correspondent à la puissance réelle et non relative de votre machine. Un exemple simple est la compression d’un fichier, et sur Ubuntu ou Mandriva, le temps de compression sera similaire, car l’utilitaire de compression a été compilé avec des intructions génériques. Sur Gentoo, ce temps sera variable en fonction de la puissance de votre processeur. Maintenant, imaginez cet exemple sur tous les programmes et vous comprendrez pourquoi Gentoo est l’une des plus célèbres des distributions Linux.
Le second avantage de Gentoo est que sa mise en jour est plus complète. Ainsi, vous mettez à jour un programme de conversion multimédia et donc, l’installation va automatiquement utiliser les bibliothèques les plus récentes. Mais ce n’est pas fini, car l’installation va également mettre à jour les programmes qui utilisent ces bibliothèques. C’est à l’opposé des autres distributions Linux qui se concentrent sur les dépendances d’un seul programme ce qui peut provoquer des incompatibilités entre les différentes couches de logiciel.
Autrefois, Gentoo était uniquement disponible pour l’architecture x86, mais sa souplesse a permis de la porter sur toutes les architectures imaginables telles que :
  • x86
  • PowerPC
  • PowerPC 970
  • SPARC
  • SPARC64
  • AMD64
  • IA-64
  • MIPS
  • DEC Alpha
  • HP/PA
  • ARM
  • zSeries/s390
De plus, la plupart des distributions utilise glibc pour leurs programmes, mais Gentoo utilise également la bibliothèque uclibc qui est plus performante. De ce fait,Gentoo est souvent utilisé dans la robotique ou dans les serveurs web de haute performance. Elle est également disponible pour la Playstation 3 et la Xbox. Cette portabilité exceptionnelle de Gentoo est possible grâce au système Portage, mais également grâce à sa communauté dynamique.
Etant donné que la communauté propose tous les logiciels imaginables, Gentoo utilise le concept des surcouches pour designer un groupe de logiciels pour une tâche bien précise tels que le domaine scientifique, ludique, développement, etc. Ainsi, les surcouches les plus populaires de Gentoo sont :
  • La surcouche science - Un ensemble de paquets pour le domaine des sciences et des mathématiques.
  • La surcouche audio professionnelle - Comme son nom l’indique, cette surcouche propose des porgrammes pour le traitement profession du son et du multimédia. Elle propose des programmes qui sont utilisés par les professionnels du secteur.
  • La surcouche Break My Gentoo - Cette surcouche est utilisée pour les programmes expérimentaux. Ils sont souvent très instables et ils sont réservés aux utilisateurs les plus expérimentés.
  • La surcouche Gentoo - Cette surcouche rassemble les paquets pour la prochaine version de Gentoo, mais c’est surtout un espace d’échange de la communauté pour proposer leurs idées pour améliorer le système.
Enfin, le dernier avantage et non des moindres de Gentoo est sa documentation qui est la plus complète des distributions Linux. Le fait est qu’on devra tout compiler à la main et les problèmes sont fréquents, c’est pourquoi, la documentation doit pouvoir répondre à toutes les questions des utilisateurs. On estime que cette documentation surpasse celle de Debian. On ne doit pas confondre Gentoo avec ArchLinux ou Slackware, car malgré que leur approche soit similaire, Gentooutilise une philosophie complètement différente. Le nom de Gentoo est celui d’un manchot semblable à celui de Linux, mais la différence est que c’est l’espèce la plus rapide avec une vitesse de nage qui peut atteindre les 40 km/h ! Mais il est vrai que vous ne devrez pas être un manchot pour exploiter toutes ses possibilités !

La distribution Archlinux, elle sera ce que vous en ferez !

La distribution Linux ArchLinux fait partie des distributions minimalistes telles que Gentoo et Slackware. Par minimaliste, on entend qu’elle offre un contrôle total à l’utilisateur. ArchLinux a été crée par Judd Vinet qui voulait une distribution Linux qui respecte la philophisophie des utilisateurs d’Unix, à savoir, l’utilisateur est le maitre absolu de son système même si cela nécessite des compétences avancées en informatique.
La distribution ArchLinux est régie par trois principes fondamentaux :
  • Elle utilise une approche du concept KISS
  • Elle permet à l’utilisateur d’apprendre à installer et à configurer tous les composants de son système
  • La contribution à la distribution est très souple ce qui permet de créer tous les packages imaginables
Le principe KISS qui signifie Keep It Stupid and Simple est utilisé dans de nombreux domaines, mais il est l’une des bases du système Unix. Elle implique qu’on doit créer un logiciel le plus simple possible en évitant de faire perdre du temps et de la ressource à l’utilisateur. Kiss illuste parfaitement l’adage : " Pourquoi faire compliqué quand on peut faire plus simple ! "

Archlinux est une distribution Linux de type Rolling ce qui signifie qu’il n’y a pas de version annuelle ou même majeure. Les paquets sont quotidiennement mis à jour ce qui permet de bénéficier d’un système stable et récent. ArchLinux utilise le gestionnaire de paquet Pacman qui posséde des dépots séparés pour les versions 32 et 64 bits. Etant donné que chaque version est totalement indépendante, on bénéficie d’une compatibilité optimale sur les périphériques modernes. En effet dans d’autres distributions Linux, les paquets sont d’abord crées pour une architecture 32 bits avant d’être portés sur le 64 bits.

On peut également compiler des paquet à partir du code source en utilisant le système Arch Linux Build System. Un avantage d’ArchLinux est que le processus d’installation est presque automatique. Ainsi, si un logiciel n’est pas disponible en mode binaire (avec Pacman), il sera installé avec la compilation automatique du code source. C’est pourquoi, on estime qu’ArchLinux est facile à utiliser contrairement à SlackWare ou Gentoo. Les étapes les plus difficiles concernent l’installation, mais le reste ressemble aux autres distributions Linux. Les paquets sont disponibles dans 4 catégories différentes :
  • Core - Les paquets de base pour ArchLinux.
  • Extra - Les paquets pour des tâches précises (graphisme, environnement de bureau, développement, navigation internet, etc).
  • Testing - Les paquets qui sont encore en test et qui ne doivent pas être installés dans un environnment de production.
  • Community - Les paquets qui sont sélectionnés par la communauté d’ArchLinux. Cette dernière possède ce qu’on appelle des Trusted Users (TU) qui sont considérés comme les contributeurs les plus fiables.
  • Multilib - Les paquets 32 bits qui sont portés sous 64 bits. C’est notamment le cas des dépots tels que Wine ou le lecteur Flash.
De plus, ArchLinux possède de bons répertoires de paquets qui sont gérés par la communauté tels que :
Les versions d’ArchLinux utilisent une appellation basée sur l’année de publication et d’un numéro de version, ainsi la version la plus récente est : Arch Linux 2011.08.19. Les utilisateurs d’Ubuntu et de Linux Mandriva risquent d’avoir des problèmes pour installer et configurer ArchLinux, car cette distribution préfère que l’utilisateur mette les mains dans le cambouis. Le gros problème des distributions Linux pour grand public est que les différentes interfaces graphiques masquent les configurations avancées qui sont uniquement possibles en modifiant le code. On est vraiment loin du clic clic pour installer le logiciel. C’est pourquoi, il est important de maitriser toutes les bases de Linux avant de s’y aventurer.

Monter facilement vos vidéos avec OpenShot sous Linux

Le montage vidéo se généralise même sous Linux. Et le fait est que les logiciels sont devenus tellement sophistiqués qu’il est plus facile de monter une vidéo longue plutôt qu’une très courte vidéo, par exemple, des vidéos promotionnelles. On ne peut plus utiliser un simple logiciel de montage vidéo qui ne fasse que quelques trucs.
Cependant, OpenShot pour Linux vous permet de monter facilement vos petites vidéos. Il est d’une facilité incroyable et il est Open Source ce qui ne gâche rien au plaisir.

Ce dont vous avez besoin pour utiliser OpenShot

  • OpenShot
  • Blender (pour les titres animés)
  • Des vidéos
  • Des sons
  • Des images
  • De la créativité...
Concernant les images, même si OpenShot propose d’en créer, les images produites ne sont pas toujours adaptés à des besoins précis. C’est pourquoi, il vaut mieux créer une image avec un fond transparent sous GIMP et de l’enregistrer comme un PNG.

Ajoutez des vidéos à la Timeline dans OpenShot

C’est l’aspect le plus facile sous OpenShot. De la fenêtre principale, cliquez sur le bouton +, naviguez sur le fichier vidéo et cliquez sur Add.


Par défaut, OpenShot ne possédera que 2 pistes dans la Timeline. Mais pour faire une bonne vidéo, vous devrez jongler avec plusieurs pistes pour intégrer des transitions ou d’autres effets. Et étant donné qu’on ignore le nombre de pistes dont on aura besoin, il vaut mieux les ajouter au fur et à mesure. Pour ajouter une nouvelle piste à OpenShot, cliquez sur la portion grise sur le coté gauche d’une piste existante. Sélectionnez Add Track Below ou Add Track Above pour ajouter une nouvelle piste dans OpenShot. Vous pouvez également renommer vos pistes en faisant un clic-droit sur une piste et en sélectionnant Rename Track.

Une fois que vous avez ajouté suffisamment de piste, il est temps de glisser les clips dans la Timeline. Et c’est là que le monteur aura besoin d’être créatif. Commençant avec le clip d’introduction, glissez-déposer des fichiers du projet vers la Timeline. Une fois que les clips sont en place, vous pouvez ajuster leur placement, ajouter des transitions, etc.

Ajuster la position d’une vidéo dans OpenShot

Imaginons que vous vouliez des images pour un segment d’ouverture et vous voulez un placement non-standard pour les images (ou que vous vouliez un effet Image dans l’image). Et c’est plutôt simple, vous faites un clic droit sur un clip dans la Timeline et vous sélectionnez Properties/Layout Tab. Cet onglet vous permet d’ajuster la position du clip ainsi que son Alpha (sa transparence).


Vous remarquerez les glisseurs et Y. Le réglage X est la position de gauche à droite tandis que le Y va du haut jusqu’en bas. Vous devez ajuster la position pour le début et la fin du clip (à partir du menu déroulant Key Frame). Si vous ajustez seulement une position, le clip se déplacera à partir de la position X=0 ou Y=0 du début jusqu’à la fin du clip.

Mais imaginons que vous voulez lancer le clip sur le coté gauche de la Frame. Pour ce faire, vous devez ajuster le début et la fin du clip sur une valeur négative. Vous devez jouer avec les valeurs selon le clip qui doit être déplacé. Une fois que vous avez terminé vos ajustement, cliquez sur Apply et testez les positions en cliquant surPlay dans la fenêtre Preview.

Dans le même onglet, vous pouvez ajuster l’Alpha qui est la transparence du clip. A 100 %, le clip est entièrement visible.

Ajouter des transitions dans OpenShot

L’une des meilleures transitions dans un montage vidéo est le fondu. Et pour chaque clip, vous sélectionnez ces options :
  • Fade in (fast)
  • Fade out (fast)
  • Fade in/out (fast)
  • Fade in (slow)
  • Fade out (slow)
  • Fade in/out (slow)
Pour les effectuer, vous faites un clic-droit sur un clip et cliquez sur Fade en sélectionnant le fondu que vous voulez.
Vous pouvez également animer un clip. Avec un clic droit, vous verrez le menu Animate qui inclut :
  • De nombreux zooms
  • Plusieurs types de déplacement
    • De haut en bas
    • De bas en haut
    • De droite à gauche
    • De gauche à droit
    • Du haut jusqu’au centre
    • Du bas jusqu’au centre
Vous pouvez égamement pivoter un clip de 90 degrés vers la droite ou 180 degrés vers la gauche.
L’une des meilleures choses est que vous pouvez avoir un clip qui entre en fondu entrant tandis que le précédent est en fondu sortant. Cela permet d’avoir une fluidité optimale dans la vidéo. Si vous avez des vidéos qui se coupent brutalement, ajoutez des fondus.

Ajouter des effets dans OpenShot

Il existe de nombreux types d’effets pour améliorer le résultat. Cliquez sur l’onglet Effects et déroulez toute la liste. Pour ajouter un effet, cliquez sur celui qui vous intéresse et faites le glisser sur un de vos clips. Mes effets favoris sont le Old FilmGray Scale et Old Lines. Cela donne un superbe effet d’ancien film en noir et blanc.

Enregistrer et exporter la vidéo dans OpenShot

Pendant que vous travaillez, assurez-vous d’enregistrer régulièrement votre projet. Quand vous le faites la première fois, on vous demandera un nom et un emplacement. Vous devez aussi sélectionner un profil du projet et c’est une étape cruciale pour le résultat final. Le profil définit :
  • La largeur
  • La hauteur
  • Les proportions
  • Le taux de frame (FPS)
  • Le ratio de pixel
  • Progressive
Une fois que vous sauvegardé un projet, vous ne pourrez plus changer son profil, alors assurez-vous de définir correctement ce profil.
Et quand le projet est terminé, il est temps de l’exporter. Cliquez sur File/Export, donnez un nom et un emplacement au fichier
La prochaine section concerne le profil de l’exportation. Vous avez 5 formats disponibles :
  • Blueray/AVCHD
  • DVD
  • Appareil
  • Web
Si vous allez poster vos vidéos sur Youtube et consort, vous devez sélectionner Web et ensuite :

  • Target : Youtube (ou Youtube-HD)
  • Video Profile : Laissez par défaut
  • Quality : Low, Med ou High.
Cliquez sur Export Video et patientez pendant le rendu du projet. La durée dépendra de la longueur de votre vidéo et de la puissance de votre machine. Le rendu est l’étape la plus longue dans un montage vidéo.
OpenShot est un logiciel de montage vidéo extrêmement puissant et le fait qu’il soit disponible en Open Source et Linux nous montre que cet OS devient de plus en plus polyvalent. La courbe d’apprentissage conviendra aux débutants et il permet de faire des vidéos d’une qualité professionnelle avec un peu de pratique.

Comment mesurer la vitesse de sa connexion internet à partir de la ligne de commande sous Linux ?

Un jour ou l’autre, vous allez subir les affres d’une connexion lente. Et vous voudrez mesurer la vitesse de votre connexion internet. Le meilleur outil disponible est Speedtest.net qui nécessite un navigateur. Vous lancez le test et il vous donne une estimation en téléchargement et téléversement. Mais qu’est-ce qui se passe si vous travaillez sous un Linux sans écran, par exemple, un VPS. Heureusement, Speedtest est également disponible en ligne de commande avec le paquet speedtest-cli.

Installer Speedtest-cli sous Linux

Speedtest-cli est un simple client écrit en Python pour mesurer la vitesse bidirectionnelle d’une connexion. Il fonctionne sous Python 2.4-3.4. L’installation de Speedtest est un jeu d’enfant, tapez les commandes suivantes :

$ sudo wget https://raw.github.com/sivel/speedtest-cli/master/speedtest_cli.py -O /usr/local/bin/speedtest-cli
$ sudo chmod +x /usr/local/bin/speedtest-cli

Tester la vitesse de votre connexion internet avec Speedtest-cli

Il est très facile de tester sa connexion internet avec Speedtest-cli. Il suffit de lancer le script sans argument :
$ speedtest-cli

Le script va trouver automatiquement les serveurs Speedtest.net les plus proches (géographiquement parlant) et il affiche la vitesse en téléchargement et téléversement sur le serveur.


Si vous voulez partager les résultats, vous pouvez utiliser l’option —share dans la ligne. Cela vous permettra de partager l’image des résultats via le site Speedtest.net



Si vous voulez une liste des serveurs disponibles de Speedtest.net autour du monde, vous utilisez l’option —list dans la ligne de commande. La liste affiche les serveurs les plus proches en premier.


Dans la liste, chaque serveur possède une ID. Si vous voulez tester précisément un serveur, vous donnez l’ID du serveur comme argument de l’option —serveur. Par exemple, si vous voulez tester la vitesse de votre connexion avec le serveur 935 basé à Washington DC, vous tapez la commande :

$ speedtest-cli —server 935